Si Jiwa c'est "Free the Music", Deezer ça devient "Lock the music". C'est pas la nouvelle apparence qu'ils ont qui peut me faire oublier la disparition des pistes, comme quoi je puis pas écouter la 'zik en Françe.
Revenons en arrière, aux débuts d'Internet. Une révolution, qui allait apporter de nouvelles possibilités. Il suffit de revenir quelques années en arrières pour voir quel potentiel on voulait en tirer : la communication à distance, le partage de données en direct, ... Une nouvelle liberté.
Que s'est-il passé aujourd'hui ? Refuserait-on de voir de manière aussi optimiste qu'avant ? Qui à installé ce voile noir qui "pourrit" mon Internet ? Et non pas seulement mon Internet, mais le votre, celui de tous.
On continue de tirer du profit toujours grandissant d'Internet, et des nouvelles possibilités qu'apporte l'amélioration de cet outil (vitesse, fiabilité, couverture). Mais aujourd'hui, c'est pour un temps limité. Reprenons notre exemple précédent. Lors de sa création, Deezer était un concept révolutionaire : écouter de la musique comme on le veut, depuis Internet, faire ses listes, etc... Et aujourd'hui, cela se casse la figure. Deezer bloque les morceaux de musique. La libérté d'écouter ce que l'on veut, quand on le veut disparait.
La cause ? Le pessimiste de certains qui ne veulent pas voir le bon et ne gardent que le mauvais. La non-rémunération des artistes, le piratage... Ces personnes refusent apparemment de voir de l'avant. En comparaison, on voit fleurir les logiciels libres et gratuits, un véritable partage. Mais même là on crie au scandale.
Notre société telle qu'elle existe n'est pas prête pour profiter complètement d'Internet. On refuse de se tourner vers le nouveau, ce qu'il peut apporter, pour la peur. Oui, la peur : les artistes ont peur de ce qu'Internet peut faire à leurs profits. Le gouvernement aide. Cela veut bien dire ce que ça veut dire, quand Deezer me bloque en raison de mon pays : le gouvernement à "gentiment" demandé à Deezer de bloquer. Blocage, c'est aussi ce qui est voulu avec Hadopi. On contrôle.
Le pire, c'est que l'on paye déjà. Quand vous achetez des CD vierges, vous payez pour pouvoir copier. Mais copier quoi ? Les CD sont protégés, et le téléchargement j'en parle même pas... La loi nous autorise la copie, mais le gouvernement nous en empêche. C'est du joli.
On aurait peut-être du rester en guerre froide. C'est peut-être maintenant que l'on à plus à se dire que l'on doit être un exemple et ne pas paraître totalitaire à l'image de l'URSS ou de la RDA, et donc on peut fliquer, surveiller, restreindre. D'ailleurs, on commence à ressembler aux pays qui critiquent, quand je me rapelle qu'un pays européen (peut-être la hollande, mais je me rappelle plus) voulait bloquer l'accès à The Pirate Bay. Même si ils ne le reconnaîtront jamais tel quel, ils bloquent Internet à la manière de la Chine.
D'ailleurs, on la voit encore un peu, cette séparation : d'un côté, les conservateurs, gouvernements, artistes, qui ne regardent pas vers le futur et restent cloitrés dans leur réalité périmée. De l'autre côté, de vraies initiatives, avec les créateurs de logiciel libre. De vraies initiatives, respect de la liberté. Mais ces initiatives sont bloquées, et le monde en à peur. Il suffit de prononcer le mot "Linux" pour faire fuir le français moyen...
Quelle voie prenons-nous ? La mauvaise apparemment. Au lieu de bloquer, restreindre, contrôler, on pourrait profiter. Au lieu de passer son temps à créer un système pour fliquer les abonnés web on pourrait leur proposer une utilisation d'Internet par le gouvernement. Un exemple ? Proposer des sondages directement sur Internet, par exemple. Mettre en ligne des projets, des informations, ... émis par le gouvernement.
Utiliser Internet intelligemment, c'est possible. Pourquoi ne le faisons nous pas ? Je ne veux pas entendre que nous pouvons pas. Il faut proposer. Ecrire. Je vous rappelle que écrire au gouvernement à dans le passé fonctionné. Je peux citer le célèbre "J'accuse" de Zola qui à fait bouger les choses. Vous aussi faites-le ! Prenez stylos, claviers, micros, et autres dispositifs d'écritures et allez-y !